« Voir l’Alsace du ciel »

Deuxième volet de la série d’été sur le luxe. La piste d’atterrissage de l’aérodrome de Colmar voit passer des appareils de tous genres au cours de l’année. Mais c’est avant tout un point d’arrivée et de départ pour les voyageurs les plus fortunés.

 

 

Du matin au soir, c’est un défilé de poids lourds sur la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Colmar. Entre les avions, les hélicoptères et les voitures testées par Bugatti, Frédéric Hautval n’a pas le temps de s’ennuyer. Le responsable d’exploitation de l’aéroport de Colmar observe près de 35 000 mouvements par an, en comptant les départs et les atterrissages. Sans tenir compte de la Chiron de Bugatti testée sur le tarmac à plus de 300 kilomètres à l’heure. « On est complémentaire aux plateformes de Strasbourg et de Bâle », admet le sapeur-pompier. Malgré tout, la piste de Colmar a ses avantages. Elle offre à sa clientèle fortunée une arrivée personnalisée, dans le calme et sans attente. « On propose même de venir chercher les passagers en voiture à la sortie de l’avion », ajoute Frédéric Hautval. Sur une année, l’aérodrome voit décoller et atterrir près de 3 500 avions, appartenant à des vols dits d’affaires et commerciaux Parmi les passagers, on compte les joueurs d’équipes de football, les célébrités, les touristes ou encore les hommes d’affaires.

Le responsable d’exploitation de l’aérodrome se souvient de la foire d’art de Bâle, qui attire selon lui « une certaine clientèle ». En manque de places de parking en juin dernier, l’aéroport de Bâle avait fait atterrir les jets privés de certaines personnalités à Colmar. Une prestation que l’aéroport peut même réaliser de nuit puisque contrairement à d’autres aéroports de la région, « la piste est ré-ouvrable », insiste le responsable. Pour lui, l’ouverture d’un palace de luxe à Colmar à la fin de 2019 ne devrait pas altérer l’activité de l’aérodrome de façon significative. Le responsable d’exploitation voit les choses autrement. « C’est un plus pour le palace de dire qu’ils ont un aéroport à côté », sourit Frédéric Hautval.

Voisine de l’aérodrome, une autre prestation est proposée aux amateurs de prises de vues aériennes. « Voir l’Alsace du ciel, c’est magnifique », souligne Laurence Toussaint, la responsable commerciale d’Hélitravaux Colmar. Spécialisé en vols panoramiques, le pilote Pierre Bécot emmène les plus curieux à bord de son hélicoptère pour admirer les hauteurs des Vosges. Au programme, survoler le Haut- Koenigsbourg ou encore la vallée de Munster. Mais pas seulement. Le pilote reçoit souvent des demandes farfelues Hélitravaux ce sont aussi des vols taillés sur mesure. « On peut aller chercher des gens et les déposer à leur hôtel ou près d’un restaurant », précise Pierre Bécot. Le pilote reçoit souvent des demandes farfelues. Que ce soit des demandes en mariage, des chasseurs qui souhaitent survoler leur terrain ou encore des sollicitations de destinations lointaines, tout est réalisable pour l’entreprise. « Du moment que les clients sont prêts à en payer le prix », ajoute Laurence Toussaint. Pour l’instant le vol le plus lointain pour Pierre Bécot aura été un Colmar-Lyon, au prix de 3 000 euros. En attendant la construction du premier palace alsacien à Colmar, le pilote espère mettre en place un partenariat avec la nouvelle résidence de luxe.

 

Article apru dans le journal DNA

Edition du Dimanche 13 Août 2017