Portes ouvertes du club de vol à voile 

Un air de liberté !

 

Le club de vol à voile de Colmar tenait, dimanche, sa première journée portes ouvertes, dédiées aux personnes à mobilité réduite, dans le but d’informer et de découvrir la pratique de ce sport, accessible aux handicapés.

 

 


Grâce au Duo Discus, un planeur, dont les commandes ont été spécialement adaptées afin de pouvoir être piloté par des gens ayant perdu en partie ou totalement l’usage de leurs membres inférieurs, un appareil que le club a acquis dans ce but au printemps dernier.

Si la journée ne fut pas un succès, on peut incriminer une météo pas très engageante, loin des conditions idéales pour la pratique du vol à voile. « C’est une première fois » relativise la vice-présidente du Centre Inter Clubs Vélivoles Vosges Alsace (CICVVA), Sylvie Windenberger-Horber. « Nous avons des projets pour l’année prochaine, en ciblant mieux le public, en collaboration avec Béatrice Hess, présidente du comité régional handisport d’Alsace ».

La couverture nuageuse trop importante et le manque de courants ascendants limitant la pratique, on pouvait quand même s’informer et s’essayer au simulateur de vol.

Martine Wurtz qui se déplace en fauteuil roulant est tout de même venue faire un tour. « J’ai déjà fait mon baptême de l’air. J’étais aussi tentée par le parapente, mais j’avais plus d’appréhensions. Suite à un article dans le journal qui parlait du Duo Discus, je me suis dit que le planeur pouvait être une expérience intéressante ». C’est également pour soutenir l’initiative du club et éventuellement encourager d’autres personnes handicapées à essayer et à faire part de leur expérience ».

Une expérience concluante puisque Martine Wurtz peut envisager d’en faire un loisir de façon plus régulière. « C’est une forte sensation de liberté. J’avais un peu l’estomac barbouillé, mais les conditions météorologiques étaient idéales et ça ne secouait pas trop. Les commandes, c’est plutôt simple. La gestion des courants ascendants et autres paramètres me paraît plus compliquée. Je me suis toujours sentie en sécurité. Et puis c’est un loisir qu’on peut pratiquer comme les valides. Un bon moyen de s’évader. On oublie tout, on déconnecte complètement quand on est là-haut. C’est formidable » !

 

Article paru dans le journal DNA
Edition du mar. 11 octobre 2016