Du tarmac au stade

 

Une dizaine de jets se sont posés hier à l’aéroport de Colmar-Houssen. Ils transportaient des supporters de l’équipe de football de Liverpool qui disputait la finale de l’Europa League contre Séville, le soir même à Bâle. La plateforme aéroportuaire confirme son ancrage dans l’aviation d’affaires. Reportage.

 

 

 

 

Quatre jets se sont posés en moins de quarante minutes à l’aéroport de Colmar-Houssen hier, en début d’après-midi. Un Phenom 300 de la société Everjets, un Beech 200 en provenance de Londres, un Beech King Air 90 et un Cessna Citation Bravo 550.

 

Ils transportaient chacun de quatre à six passagers. Des supporters de Liverpool venus assister à la finale de l’Europa League à Bâle opposant leur équipe à celle de Séville. D’autres avions se sont posés dans l’après-midi à la grande satisfaction d’ADC, la société gestionnaire de la plateforme.

 

« En aviation d’affaires, c’est le client qui décide » Frédéric Hautval

 

À peine sur le tarmac, certains se prennent en selfie devant l’appareil, d’autres brandissent l’écharpe rouge et blanc sur fonds de crêtes vosgiennes. Ces voyageurs privilégiés profitent de l’infrastructure colmarienne pour passer rapidement des airs à la tribune du Parc Saint-Jacques, sans passer par l’EuroAirport hypersaturé hier, en empruntant un véhicule de transport avec chauffeur.

 

JFJ Services, la société de Jean Horny, a assuré hier six transferts entre Colmar et Bâle. Certains de ses clients dormiront en Alsace avant de reprendre l’avion jeudi matin, d’autres repartiront de Colmar après la fin du match.

 

« La clientèle d’affaires est très importante pour le tourisme et l’économie. Elle fait travailler beaucoup de monde », insiste Jean Horny qui offre des prestations haut de gamme tout au long de l’année.

 

Des appareils inférieurs

 

à 100 places

 

L’aéroport de Colmar-Houssen confirme ainsi son ancrage dans l’aviation d’affaires, rôle qu’il joue au quotidien pour des particuliers et des entreprises mais aussi à l’occasion d’événements importants tels qu’Art Basel en Suisse. Compte tenu de sa taille, la plateforme aéroportuaire ne peut accueillir d’appareils supérieurs à 100 sièges, ce qui exclut les compagnies low cost dont le seuil économique se situe à 200 places environ.

 

L’aéroport colmarien est membre de l’EBAA (European Business Aviation Association) depuis 2007. « En aviation d’affaires, c’est le client qui décide », explique Frédéric Hautval, responsable de l’exploitation. « Aujourd’hui, l’EuroAirport est saturé d’avions. Colmar n’est pas loin de Bâle par liaison routière et en termes de transfert de passager, ça se passe rapidement. Ici, il n’y a pas de formalités contraignantes. » Les passagers passent directement de l’avion au taxi. »

 

Article paru dans le journal DNA
Edition du jeu. 19 mai 2016